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Il était une fois, des Jeunes venus d’ailleurs… Une Histoire de VALEURS

En l’Honneur des Jeunes Migrants accompagnés par la MAISON DES CITOYEN-N-ES DU MONDE 64

Il était une fois, vivaient dans de pays lointains là-bas, au Proche Orient, en Asie, en Afrique, dans le Pacifique et dans les Iles de tout coin du Monde, de jeunes gens valeureux, plein de joie de vivre et d’espoir en l’avenir auprès de leurs familles… Et puis un jour, patatras, il eut ce qui suit… Et des voix se mirent à chanter :   Lili, Kabli, kabli

Partie I – ILS SONT PARTIS DE PAYS DU SOLEIL LEVANT

Dans un petit village situé au cœur de la forêt, du côté du Soleil Levant, vivaient deux jeunes gens, amis depuis l’enfance et bien entourés par les membres de leurs familles pour qu’ils avaient beaucoup d’affection.

Le premier qui s’appelait LA BRAVOURE était né dans une famille d’agriculteurs, mais très tôt, il avait développé un réel talent pour la chasse et y avait initié ses deux frères et tous les trois pouvaient se déplacer sans bruit sur le feuillage qui tapissait la Forêt.

Le deuxième qui s’appelait LA PERSEVERANCE était pêcheur, et en période de sècheresse, il passait souvent plusieurs jours dans son campement de pêche, éloigné des chemins passants, non loin de l’embouchure de l’océan.

La vie était paisible là-bas, à KayamendjèT, mais un matin, alors que chaque famille était en train de se préparer pour les activités quotidiennes, tout à coup, un bruit infernal se fit entendre. Tous les villageois se figèrent pendant un instant, puis ce fut la débandade car on entendait des hurlements et des bruits de coups de fusil se rapprocher….

LA BRAVOURE, sans comprendre ce qui se passait eut le réflexe de réunir son père, sa mère, ses deux frères et sa sœur et les poussa doucement vers le sentier qui conduisait vers la forêt, en leur faisant signe de se dépêcher et rester silencieux. Ils s’y enfoncèrent rapidement pendant qu’on entendait les cris les autres habitants du village s’éloigner vers le fleuve où ils espéraient trouver une embarcation qui les éloignerait de cet enfer !

Après avoir mis sa famille à l’abri dans la cabane qui contenait quelques vivres et un stock gibier fumé, des fruits séchés et des céréales, LA BRAVOURE prit la décision de repartir au village pour essayer d’en savoir un peu plus sur ce qui se passait. La famille fondit en larme. Et des voix se mirent à chanter :   Iyowé Ingwényama

Quand LA BRAVOURE atteignit enfin le village, ce fut une scène de guerre qu’il découvrit : plus de cris, ni de coups de canon, mais des pleurs de quelques survivants de-ci de-là… tout n’était plus que désolation…

Et là, il trouva son ami LA PERSÉVÉRANCE complètement désorientée face au chaos qui régnait après le passage de la horde déchainée… LA PERSÉVÉRANCE rentrait de la pêche, il venait de passe plusieurs jours près de l’embouchure de l’océan. En arrivant ce matin, il avait trouvé sa maman Indila et le vieil oncle Tindek Le Sage, seuls survivants de sa famille, qui lui avaient narré l’attaque sauvage du clan voisin qui n’avait laissé que mort et désolation derrière elle !

Et dire que tout ce déchainement de haine, ce carnage fratricide et insensé était au nom d’une Religion que tout le Monde était pourtant heureux de pratiquer au quotidien…

Les deux jeunes gens menèrent les deux parents de LA PERSÉVÉRANCE à la famille de LA BRAVOURE, à l’abri dans la Forêt. Après quelques jours, les deux familles décidèrent que les deux jeunes gens devraient partir au loin pour se mettre à l’abri et éviter de perdre la vie. En effet, une milice s’était mise en place, et enrôlait de force tous les jeunes en âge de combattre.

Ils pouvaient s’échapper par la forêt, traverser les rivières et le Désert à pied afin d’atteindre une ville plus paisible où ils pourront prendre un bus qui les mènerait de l’autre côté du Monde connu, et Dieu les conduirait jusqu’au pays qui voudra d’eux. Ils leur remirent toute leur pécule pour le droit de passage.

  • Allez-y et rendez-nous fiers, leur avait conseillé le vieil oncle Tindek, derrière ses yeux grisés par la cataracte, étirant un sourire édenté.

Les jeunes s’en allaient le cœur lourd vers l’inconnu… Ils marchèrent, des jours, des semaines ? Nul ne le sait, ils n’avaient plus aucune notion du temps, ils avançaient tout simplement avec la force de l’Espérance….

Mpindy mpindy, mbogha mbogha (x 2)

Tôh…. Tonghè…. (x 2)

Mais que va-t-il arriver à ces jeunes gens ?

Patience, patience… Et des voix se mirent à chanter : La Forêt

Partie II – ILS RENCONTRÈRENT D’AUTRES JEUNES EN AFRIQUE

Il était une autre fois, quelque part en Afrique, dans un pays situé entre la montagne et le désert, deux frères LA CONFIANCE et L’ESPOIR qui, restés orphelins très jeunes, vivaient avec leurs grands-parents, dans un petit village blotti au pied de la montagne… Une nuit, il se mit à pleuvoir des trombes d’eau…

Au début la famille ne s’en inquiéta pas, car la chaleur de la journée entrainait souvent de gros orages dans la nuit, ce qui était d’ailleurs bon pour les plantations et les vergers dans la vallée.

Cette fois-ci, il eut un énorme vacarme, et la maison se mit à bouger dans tous les sens et commença à dégringoler, entrainée comme par une force étrange… Les deux frères qui dormaient dans la même pièce s’agrippèrent l’un à l’autre et puis, ce fut le noir absolu….  Un silence assourdissant s’abattit !

Quand LA CONFIANCE et L’ESPOIR ouvrirent les yeux, ils ne comprirent pas où ils se trouvaient… Ils se découvrirent à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, couverts de boue. Plus de maisons, plus de grands-parents, plus de repères, plus rien… Au loin, ils aperçurent un sentier et d’un commun accord, ils se dirigèrent vers ce chemin qui semblait l’unique porte vers un avenir meilleur. Ils étaient sans rien, pas d’argent, des vêtements en lambeaux, ils avaient faim et soif, mais surtout, les deux adolescents se sentaient seuls au monde…  Des voix se mirent à chanter… Chant :  Kumbaya

 

LA CONFIANCE et L’ESPOIR marchèrent pendant plusieurs jours, les pieds endoloris, avec pour seule nourriture quelques fruits glanés sur quelques buissons de-ci de-là… Puis un matin, ils aperçurent au loin, deux silhouettes… Apeurés mais aussi excités par la perspective de rencontrer enfin, d’autres êtres humains, ils se cachèrent sous un buisson, inquiets… Peu de temps après, c’est avec un réel soulagement qu’ils virent deux jeunes gens de leur âge s’avancer tranquillement d’eux. C’est ainsi qui firent la connaissance de LA BRAVOURE et LA PERSEVERANCE.

Les 4 jeunes gens qui ne parlaient pas la même langue, réussirent à se comprendre à travers de fortes gesticulations et ils décidèrent de continuer leur chemin ensemble, vers un avenir qu’ils espéraient plus clément…

Mpindy mpindy, mbogha mbogha (x 2)

Tôh…. Tonghè…. (x 2)

 

Mais que va-t-il arriver à ces jeunes gens ?

Patience, patience… … Et des voix se mirent à chanter : Tulla Sizwè

Continuant à avancer par monts et par vaux, nos 4 jeunes gens apprirent à se connaître, leur amitié se consolidait au fil des épreuves qu’ils rencontraient… Au bout de quelques semaines, ils arrivèrent dans une petite ville. Ils furent accueillis au sein d’une famille, qui leur offrit le couvert et le logis malgré la maigre pitance que partagent les membres de la famille, pourtant très nombreuse. La maisonnée était composée de frères et sœurs avec leurs conjoints et enfants. Il y avait là, trois générations vivant sous le même toit.

Nos quatre amis, firent ainsi la connaissance de L’AMITIÉ, et ses cousins LA BIENVEILLANCE et LE ainsi que leur sœur LA VISION qui leur racontèrent les difficultés que la famille affrontait à cause de la pauvreté économique du pays. La famille espérait toujours un avenir meilleur pour leurs enfants, mais il leur semblait de plus en plus incertain.

Les parents, trop vieux pour partir avec eux, étaient prêts à tout pour que les quatre jeunes gens, capables de subvenir à leur besoin s’en aillent mettre leur vie à l’abri. Les plantations n’étaient pas loin de la cabane de pêche, les plus jeunes frères étaient très prudents et bien formés pour aider la famille à s’en sortir pendant plusieurs mois…

Les quatre cousins rassurés par les récits et le courage de leurs nouveaux amis, décidèrent de se joindre à eux, en promettant de revenir très vite pour mettre définitivement leurs familles à l’abri.

Le grand-père NGOLA, Le Visionnaire leur avait dit qu’une fois arrivés de l’autre côté de l’océan, ils trouveront une nouvelle famille, mais que la famille de naissance devra toujours rester dans leur cœur. Ils devront travailler beaucoup plus pour prendre un nouveau départ….

Ils laissaient leur famille pour un idéal, un espoir, bien plus, un avenir meilleur, là-bas de l’autre côté de l’océan…

Mpindy mpindy, mbogha mbogha (x 2)

Tôh…. Tonghè…. (x 2)

Mais que va-t-il arriver à ces jeunes gens ?

Patience, patience… Et des voix se mirent à chanter : Ngolé, Ngolé

Ils étaient désormais huit à marcher sur ce long chemin d’Espérance et au loin, ils virent se dessiner le grand désert… Puis, au détour d’un sentier aride, ils virent s’avancer d’un pas décidé trois jeunes hommes souriants. Il s’agissait de L’HONNEUR, LA PAIX et LA FOI qui les abordèrent tranquillement en leur demandant s’ils avaient un peu d’eau. Curieux, les huit autres voulurent en savoir un peu plus sur les nouveaux camarades, et une fois de plus, la troupe s’agrandit et nos nouveaux amis se racontèrent leurs aventures en poursuivant leur route.

Ils avançaient ensemble vers un avenir qu’ils espéraient tous meilleur : de l’autre côté de l’océan, ils trouveront une nouvelle famille, mais comme l’avait dit grand-père NGOLA, Le Visionnaire, la famille de naissance devra toujours rester dans leur cœur. Ils devront travailler beaucoup plus pour prendre un nouveau départ….

Ils laissaient leur famille pour un idéal, un espoir, bien plus, un avenir meilleur, là-bas de l’autre côté de l’océan.

Mpindy mpindy, mbogha mbogha (x 2)

Tôh…. Tonghè…. (x 2)

Mais que va-t-il arriver à ces jeunes gens ?

Patience, patience … Et des voix se mirent à chanter : UKUTHULA

Partie III – ILS ARRIVÈRENT EN EUROPE

Puis nos Onze valeureux Jeunes gens arrivèrent en Europe. Eh oui, ils avaient réussi, là où leurs chances de survie étaient inespérées, ils avaient obtenu le droit d’asile temporaire, des associations partenaires du réseau européen pour la solidarité internationale avaient pris soin d’eux dès la traversée de la mer Méditerranée.

Ils sont arrivés à PAU par un matin d’automne et ont été pris en charge par plusieurs Organismes, ils ont pu prendre et donner des nouvelles à leurs familles restés Là-bas dans leurs Pays …

Oui ils ont réussi à surmonter tant d’épreuves grâce à La FOI qu’ils portaient en eux comme une force inextinguible, qui les aidait à croire en la Bonté de l’Être Humain :  

 Ils ont traversé des forêts profondes que nul humain n’avait jamais pénétré…

  • Pourtant grâce la BRAVOURE et portés par l’ESPOIR d’un Monde Meilleur, ils ont réussi à surmonter leur peur et à se repérer dans cet environnement inconnu.

Ils ont traversé le Désert malgré la chaleur, la soif, la faim et la fatigue…

  • Pourtant, la PERSEVERANCE et la BIENVEILLANCE ont fait naître une forte AMITIÉ au sein du Groupe.

Ils ont traversé des rivières, des fleuves et la MER Méditerranée sur de frêles embarcations bien bondées, ils ont frôlé la mort par engloutissement des flots à chaque instant…

  • Pourtant, L’Honneur et LA FOI étaient le moteur qui leur permettait de s’accrocher à la VISION d’un Avenir Meilleur !

Ils ont traversé plusieurs Pays et les Garde-Frontières n’étaient pas souvent tendres avec eux. Ils ont été emprisonnés après la traversée de chaque frontière…

  • Pourtant, ces périodes de garde à vue devenaient synonymes de PAIX, car ils pouvaient être pris en charge, manger et dormir en toute sécurité.
  • Ils ont ainsi su développer un profond RESPECT pour LE POLICIER qui devenait ainsi un VISAGE AMI garant de leur intégrité physique et moral.

Ils avaient atteint l’Europe, et étaient enfin en sécurité. Sous la bienveillance d’organismes et ne bénévoles qui les aidaient aussi à consolider leurs dossiers administratifs.

Enfin, ils peuvent se permettre de penser la réalisation de leurs rêves. Ils souhaitent :

  • Faire des Études
  • Apprendre un métier
  • Subvenir aux besoins de leurs familles
  • Rendre à leur tour la générosité dont ils ont bénéficié…

OUI, il y aura toujours des valeurs, La NATURE et des HOMMES !

Alors, serions-nous toujours prêts à les accueillir en toute BIENVEILLANCE et sans préjugés ??? Et des voix se mirent à chanter :  UN CRI DE PAIX

Gabonmad & Tradition

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